Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

En sus

Vous pouvez lire des textes de MARC BRUIMAUD dans les revues et magazines suivants

Attentat Grotesque, Le Caméléon déshydraté, Cinéastes, CinémAction, Cinemateca, Epok, Impact, Les Inrockuptibles, Lectures de Raymond Queneau, Mad Movies, Main Title, Métaluna, Nouvelle Donne, Panic, Perpendicular Analects, Les Soleils d'Infernalia, Subculture, Versus, Vertigo, La Voix du regard...

Et sur plusieurs sites Internet

www.lesinrocks.com, www.madmovies.com, www.objectif-cinema.com, www.voixduregard.org, http://curiosa.blogvie.com...  

 

    M--taluna3b.jpg Le-Cam--l--on-d--shydrat--2.jpg Versus5.jpg

En bref

 

 Marc BRUIMAUD est un critique d'art (cinéma, littérature, musique),  photographe et réalisateur né à Vierzon le 17 décembre 1958.

OUVRAGES 
* Queneau aujourd'hui, Editions Clancier-Guénaud, 1985 (direction)
* Queneau encyclopédiste ?, Editions du Limon, 1990 (direction)

* Mission : Impossible, Editions 8ème Art, 1993 (collaboration)
* Dictionnaire de la mort, Editions Robert-Laffont, collection "Bouquins", à paraître courant 2009 (collaboration)

VIDEOS
* Demake-up, 52 mn, 2004 
* Bristol, 41 mn, 2006 
* Super-8, 59 mn, 2007
* Les belles absentes, 8 mn, 2007
* Une amie, 6 mn, 2007

EXPOSITIONS
* Les filles perdues (vidéo, photo, collage, custom), Espace Culturel "La Mégisserie", Saint-Junien, Haute-Vienne (France), du 16 janvier au 15 mars 2007
* Tentative d'épuisement d'un lieu limousin (polaroïds, vidéo), "caffécallé", agitateur de tabous, Limoges, Haute-Vienne (France), à venir début 2009

monsieur_b.10-1.jpg

 

 

 

                                                                         

22 juin 2007 5 22 /06 /juin /2007 11:38

Pour ceux que la Présence humaine houellebecquo-burgalesque avait laissés sur leur fin, se précipiter dans l'univers sonore "dynamiquement léthargique" de Jean-Jacques Birgé accompagnant notre slameur mou lors d'une performance à la Fondation Cartier (novembre 1996) que les disques GRRR nous restituent en une version studio sans perruches, sous le titre évocateur : Etablissement d'un ciel d'alternance. Hormis les retrouvailles avec la poésie délicieusement spleenétique de l'auteur, c'est une belle occasion de découvrir le travail d'orfèvre d'un musicien contemporain on ne peut plus farouche - le résultat (notamment la plage III extraite de La Poursuite du bonheur) est bouleversant et lyrique en diable.

Site de Jean-Jacques Birgé : www.drame.org

Repost 0
Published by marc bruimaud - dans Musique
commenter cet article
13 juin 2007 3 13 /06 /juin /2007 08:20

Parfois, un documentaire à la forme inepte (interview-interview-archive-interview-interview-archive... ad libitum) peut receler quelque intérêt caché. C'est le cas du paresseux Et Claude François créa Podium (Sony BMG Vidéo) de Laurent Lichtenstein (un ancien de Fréquenstar) qui, malgré le degré zéro de ses préoccupations filmiques, présente la caractéristique d'offrir des entretiens à savourer entre les mots. En effet, certains participants (Dave, Patrick Topaloff, Gérard Lenorman), chacun à sa manière, se donnent un mal de chien pour endiguer les rancoeurs et mauvaises vibrations qu'ils nourrissent envers le sémillant Cloclo, et il devient vite fascinant, à travers maintes anecdotes témoignant du caractère névrotique de la vedette, d'imaginer à quel point ils ont avalé des couleuvres pour récupérer une part du gâteau médiatique. Plusieurs "révélations" laissent le spectateur pantois (vacances de stars inventées avec photos bidon, idylles fabriquées, micros planqués dans les bureaux afin d'espionner le personnel, notes de service quotidiennes, blacklistage de chanteurs selon des critères ahurissants (par exemple Frédéric François parce qu'il s'appelait... François !). Enfin bref, tout un monde délicieux, copieusement lamentable, désormais peuplé de jolies gueules cassées (nous recommanderons notamment François Valéry et Eric Charden, lesquels n'ont rien à envier à la dégénérescence mickeyrourkienne).

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour acheter le DVD : www.fnac.com

Repost 0
Published by marc bruimaud - dans Télévision
commenter cet article
6 juin 2007 3 06 /06 /juin /2007 08:13

Aujourd'hui, événement musical majeur : la sortie du premier Best of (Best off ?) de l'ami Pascal Comelade, 25 titres (de 1992 à 2005) mêlant les grands classiques (L'Argot du bruit, Love too soon, Sardana dels desemparats, etc.) et quelques merveilles précédemment éditées en petits tirages quasi introuvables. Les happy fews apprécieront, mais c'est aussi un magnifique cadeau à offrir aux infortunés qui ont jusqu'alors (sur)vécu sans connaître l'oeuvre envoûtante du catalan pataphysique.

Pour acheter l'album : www.fnac.com

Repost 0
Published by marc bruimaud - dans Liens
commenter cet article
4 juin 2007 1 04 /06 /juin /2007 21:13

Toujours indisponible en DVD zone 2 et introuvable en VHS (hormis à 2 € dans un bac à soldes de quelque Cash Converters), Four friends (en français Georgia) est un des films américains les plus importants des années 80, peut-être le chef d'oeuvre absolu d'Arthur Penn, réalisateur essentiel injustement négligé aujourd'hui. Exemple typique d'une création stratifiée, c'est à la fois un bouleversant mélodrame amoureux, un portrait de femme libre comme peu de réalisateurs (Cassavetes, Almodovar, Fassbinder) en ont esquissé, mais aussi une réflexion politique (gauchisante, donc très amère) sur l'évolution des idéologies dans une démocratie censée préserver avec bienveillance les multiples cultures qui l'ont forgée. Véritable récit intime d'un intellectuel déçu et fatigué, il offre en outre au spectateur ravi l'eucharistie d'un corps d'actrice inoubliable, Jodi Thelen (dans le rôle-titre) telle qu'on ne la reverra jamais : impossible de ne pas tomber amoureux fou.

Pour acheter le DVD zone 1 (VO sans sous-titres) : www.amazon.com

Repost 0
Published by marc bruimaud - dans Cinéma
commenter cet article
31 mai 2007 4 31 /05 /mai /2007 11:18

Cyril Herry est écrivain, plasticien, photographe et musicien. Il vit en Creuse et développe sur différents supports une oeuvre contemporaine d'une grande cohérence artistique. Son site présente un échantillon fourni de ses créations, dont de nombreux inédits.

Repost 0
Published by marc bruimaud - dans Liens
commenter cet article
30 mai 2007 3 30 /05 /mai /2007 14:43

Parution fin août-début septembre chez EP Editions du premier tome de la trilogie BD Lawrence d'Arabie, scénarisée par Tarek et dessinée par l'ami Alexis. Nous en reparlerons...

 

Repost 0
Published by marc bruimaud - dans Les Amis
commenter cet article
30 mai 2007 3 30 /05 /mai /2007 08:58

colonne morris

Repost 0
Published by marc bruimaud - dans Polaroïds
commenter cet article
30 mai 2007 3 30 /05 /mai /2007 08:44

Du 20 juin au 29 juillet à la Cinémathèque Française, rétrospective Terence Fisher avec 15 films plus ou moins rares : à côté des grands classiques (Dracula, Frankenstein, Dr Jekyll et autre Fantôme de l'Opéra), quelques vraies curiosités datant de la première période, comme Egarement ou Le Triangle à quatre côtés - inutile de dire que nous vous conseillons de traîner vos guêtres jusqu'à ce havre d'horreur (concernant la Hammer, les copies en 35 mm sont généralement somptueuses).

  

Programme complet : www.cinemathequefrancaise.com

Repost 0
Published by marc bruimaud - dans Cinéma
commenter cet article
11 mai 2007 5 11 /05 /mai /2007 10:50

Comment peut-on vivre sans connaître l'oeuvre bouleversante du performer Bob Flanagan, mort en 1996 de la mucoviscidose après 44 ans de lutte quotidienne par la pratique raisonnée de l'"hypermasochisme" ? Sa veuve (et partenaire artistique) Sheree Rose propose un site précieux retraçant les principales performances et exhibitions de SuperMasochistic Bob qui passa sa douloureuse existence à "combattre la maladie par la maladie" et à transmettre son message humaniste au public souvent médusé par les tortures qu'il s'infligeait pour maîtriser l'abjection d'une destinée insoutenable.

Repost 0
Published by marc bruimaud - dans Liens
commenter cet article
5 mai 2007 6 05 /05 /mai /2007 00:54
Dans Un été sans histoire de Philippe Harel, il y a un moment magique : Henri, le « beauf » atrabilaire que Claudine (sa belle-sœur) s’efforce à décoincer depuis le début des vacances, côtoie soudain la lune et les étoiles, lové dans son transat en Creuse (à Champagnat), le temps fugace d’un tango nocturne, élégiaque, dansé par deux jeunes femmes (une blonde, une brune), lesquelles lui offrent ensuite une imitation enfantine des Clodettes. La scène prend tout son poids par l’insertion des deux plans de coupe sur le visage du jeune homme : pour le premier, il tourne lentement la tête vers les femmes ; dans le second, il les contemple, un timide sourire de bonheur apparaît. Le rôle affectif, quasi transcendant, des chansons populaires a rarement été montré de manière aussi poignante, et c’est difficile de ne pas ressentir l’ineffable mélancolie qui émane de ce tableau champêtre, subtil mélange de simplicité sereine et d’inquiétude devant l’occurrence spontanée des choses, leur ravissement éphémère, telle Emmanuelle Seigner dans un autre film d’Harel (Tristan), lorsqu’elle franchit de nuit en voiture le panneau signalétique « Honfleur » aux accents de Vous les femmes de Julio Iglesias.
Grâce à Minnie (ma femme) et Lucy (une amie), j’ai éprouvé un identique frisson, sans cesse renouvelé depuis, la première fois qu’elles m’ont fait écouter Karen Cheryl (double vinyle rose bonbon). J’ai pensé à d’autres chavirements, quasi inexplicables, Freddy (une grosse chanteuse cubaine des années 50) s’époumonant sur The Man I love dans un bouge de La Havane où sévit un orchestre typique désespérément sirupeux, l’ouverture aux violons de Bang Bang par Sheila que François Ozon a magnifié comme on sait au début d’Une robe d’été, les crooners italiens (surtout Adriano), John Travolta bien sûr, oubliant sa misère sous les sunlights car « love is such a beautiful thing », etc. Et tandis que Karen vocalisait jazzy à la fin de Je me souviens, je feuilletais l’album photo à l’intérieur du disque, sa bouille à tous les âges, les coiffures qui valsaient, les paillettes et le skaï, tout concordait pile poil : Isabelle Morizet a.k.a Karen Cheryl (celle qui chanta Tchoo Tchoo), un vrai bloc de réel qui nous la pousse sincère. Curieux paradoxe si l’on considère l’acharnement qu’elle déploya à ne plus se ressembler et l’enterrement de sa vie de starlette en direct et prime time ; pourtant sa voix, son air 100% pop, résistent à toutes les mues. On s’en rappelle (même sans best of à se mettre sur le cœur), on la revoit, inchangée, comme la petite boulangère bougonne dans Travolta et moi de Patricia Mazuy, qui brûla les Bee Gees pour épouser les Clash – « Il ne reste jamais rien de ce qui est vécu / Quelques grains oxydés sur de la paraffine / Et des souvenirs idiots / Mais qui donnent un peu de lumière… les jours de pluie ».   

     
Repost 0
Published by marc bruimaud - dans Vracs
commenter cet article